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mer.

28

sept.

2016

Collège Belgique 2016 - Une culture de l'Etat ? Lobbies, pétitions et prise de décision dans les Pays-Bas (15e-17e siècles)

Présentation du Collège Belgique

Placé sous l’égide de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts, qui a associé à son projet les Académies de Médecine, et de Langue et Littérature françaises, et sous le prestigieux parrainage du Collège de France, le Collège Belgique a l’ambition d’aborder autrement les matières traitées dans ses cours-conférences, dispensés à Bruxelles au Palais des Académies et à Namur au Palais provincial.

 

Le Collège Belgique propose à chacun, tant à un public curieux qu’au chercheur spécialisé, des cours-conférences de haut niveau, orientés vers des thématiques peu explorées et aux confins de différentes disciplines. Il vise ainsi à sortir des universités, institutions artistiques et autres centres de recherche un savoir peu diffusé, afin de permettre à l’ensemble des citoyens d’y accéder. 

Ces cours-conférences sont ouverts à toutes et à tous, gratuitement et sans inscription.

 

Ils s’étendent sur une durée totale de 2 à 6 heures, partagée en 1 à 3 leçons réparties dans le temps. 

 

Les cours-conférences du Collège Belgique s’adressent également aux doctorants en cours de formation, en vue d’une valorisation en crédits ECTS dans le cadre du programme des Écoles doctorales. Une attestation utilisable dans le cadre d'une potentielle demande de valorisation aux instances compétentes sera délivrée lors de la leçon au doctorant qui en fait la demande.


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mar.

13

sept.

2016

Colloque - La guerre 14-18 en Afrique. Des mémoires repliées

Commandée par le général Charles Tombeur, la Force Publique congolaise participe pour la première fois à des opérations d’envergure en 1916 contre les troupes coloniales allemandes. À la fin du mois de juin 1916, elle occupe l’ensemble du territoire rwandais avant de remporter, le 19 septembre 1916, une victoire décisive lors de la bataille de Tabora, ville principale de l’Afrique orientale allemande.

Honoré par les milieux coloniaux, Tombeur, le grand héros de Tabora, est anobli par le Roi Albert et autorisé à accoler à son nom la particule « de Tabora ». Décédé en 1947, il est enterré au cimetière de Saint-Gilles, dans la partie de la crypte dédiée aux soldats saint-gillois morts pendant ou des suites de la guerre 14-18. En dernier hommage, son buste, œuvre de Jacques Marin, est inauguré avenue du Parc à Saint-Gilles en 1951.

La commune de Saint-Gilles a souhaité commémorer le Centenaire de la Grande Guerre au départ des traces qui, comme celles du général Tombeur, s’inscrivent encore dans l’espace public communal. La démarche de la commune tend à mettre en évidence les valeurs et les paradoxes qui peuvent se dégager de la Grande Guerre (la paix et la brutalisation ; la démocratie et le nationalisme ; la liberté et le totalitarisme…). Elle tend également à inscrire les commémorations dans les traces existantes afin de renforcer les liens entre les habitants et leur commune. À travers la figure du général Tombeur, ce colloque met l’accent sur l’ensemble des acteurs belges et congolais qui ont été impliqués dans la Première Guerre mondiale. Mêlant des associations, des étudiants et des chercheurs, qu’ils soient belges ou congolais, ce colloque a pour volonté d’éclairer les mémoires de ces acteurs, des combats et des victoires, mémoires repliées, mais pas disparues. Mémoires qui donnent tout son sens à la mondialisation de cette guerre.

Le colloque « La guerre 14-18 en Afrique. Des mémoires repliées » organisé par la commune de Saint-Gilles et le CRHiDI se déroulera à la Maison du Peuple de Saint-Gilles le mardi 13 septembre 2016, de 13h30 à 18h.


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ven.

13

mai

2016

Journée ModerNum - Penser les temps modernes avec les Digital Humanities

Ce qu’il est coutume d’appeler la révolution numérique (Web 2.0, Digital Humanities, Big Data, édition électronique, etc.) touche un nombre de plus en plus considérable de secteurs de nos sociétés. Parmi ceux-ci, la production et la diffusion du savoir scientifique nous intéressent au premier chef. Cette seconde journée d’étude organisée par ModerNum, réseau des modernistes francophones de Belgique, veut être l’occasion d’une rencontre entre spécialistes des Digital Humanities et jeunes chercheurs autour d’une double interrogation: quel(s) rôle(s) peut jouer la technologie numérique dans notre rapport à la recherche et à la communication de nos résultats ?

 

Cette journée se divisera en deux volets, le premier s’intitulant “chercher” et le second “communiquer”. Une conférence introductive à chaque panel permettra de poser les bases théoriques et critiques utiles afin d’entamer la réflexion autour du thème qui sera abordé. Suivront à chaque fois des communications plus courtes destinées à présenter quelques-uns des projets liés aux humanités numériques qui sont aujourd’hui réalisés avant tout par des modernistes francophones belges.

 

La matinée sera consacrée au panel “chercher”. Les interrogations à ce sujet sont plurielles: quels sont les rapports entre une source et ses mises en données? Comment critiquer les données obtenues afin que celles-ci n’oblitèrent pas la source ou ne soient pas confondues avec elle? Que signifie faire une base de données? Comment et pourquoi utiliser un outil de “datavizualization”? Quelles nouvelles compétences l’utilisation d’outils numériques exige des chercheurs et comment faire face, dans nos institutions d’enseignement, aux défis que cela entraîne ? Quelles différences y a-t-il entre illustrer son propos à l’aide d’outils numériques et traiter le résultat du croisement de données ?

L’après-midi, quant à elle, sera entièrement destinée au panel “communiquer”. Les questions qui devraient présider à nos échanges sont également nombreuses: quelle est la place des outils du Web 2.0 pour la communication scientifique et à quel point ceux-ci influencent-ils l’acte de communication lui-même (textes non linéaires, importance de l’image, etc.)? Quels sont les nouveaux outils d’écriture que propose le numérique et quelle influence ont-ils sur le processus d’écriture? Que recouvre la pratique de l’édition numérique et comment s’articule-t-elle avec l’édition papier? Comment répondre aux défis de la sauvegarde du savoir scientifique dans le cadre de la dématérialisation des supports de communication ? Avec le développement de ces nouveaux dispositifs qui tendent à décentraliser la circulation des connaissances, quelle est la place des universités dans la production et la diffusion du savoir?

 


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ven.

22

avril

2016

Workshop II (S') écrire en temps de guerre (Europe, 15e-17e s.)

Argumentaire

Au cours des quarante dernières années, l’historiographie relative à l’étude du fait militaire et de la guerre a connu un très net essor, pour ne pas dire un quasi-renouveau. Conscients des biais et lacunes qu’offrait l’histoire-bataille, les historiens et, de manière générale, les sciences sociales, tâchent dorénavant d’envisager le rapport à la guerre sous un angle où le champ de bataille, les grandes stratégies et les faits d’armes sont relégués à l’arrière-plan. Considérée comme un « fait social total », la guerre est devenue un lieu d’étude et d’observation pour des pratiques plurielles qui peuvent mobiliser tant les catégories de l’histoire politique qu’institutionnelle, sociale, économique, du genre, etc.

 

Le présent projet entend aborder le rapport au « fait militaire » – entendu dans un sens large – à travers l’étude de documents naviguant entre l’écriture de soi et l’écriture de l’histoire. En effet, la période envisagée (15e-17e s.) autorise l’historien à s’interroger sur la guerre comme élément du quotidien, comme réalité à laquelle l’individu – peu importe sa position au niveau social – est confronté. Les anciens Pays-Bas burgondo-habsbourgeois sont, par exemple, un laboratoire fertile compte tenu des nombreux conflits qui s’y sont déroulés, des migrations que ceux-ci ont engendrées, des séparations qu’ils ont provoquées. Loin de se limiter à un spectre local, la guerre et le rapport que l’Homme entretient avec, doivent aussi pour l’époque retenue s’envisager dans une optique transnationale.

 


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ven.

15

janv.

2016

Hommage en l'honneur de Jean-Pierre Nandrin

Crédits : M-A Brijssinck
Crédits : M-A Brijssinck

Historien, spécialiste de l'histoire des institutions politiques belges, Jean-Pierre Nandrin enseignait l’histoire contemporaine, en particulier le droit et les institutions, la théorie de l’histoire et l’histoire des droits de l’homme.

 

Enseignant dans le secondaire, il est arrivé à Saint-Louis en tant qu'étudiant puisqu'il a complété sa formation d'historien par des candidatures en droit en horaire décalé.

 

Jean-Pierre Nandrin a continué son parcours à Saint-Louis en devenant assistant, professeur, doyen de la Faculté de Philosophie, Lettres et Sciences Humaines et enfin, directeur de l'Institut d'études européennes. Il avait accédé à l’éméritat en juin 2012 et aurait dû donner encore un cours aux étudiants du master complémentaire en droits de l'homme l'année académique suivante (2012-2013) si la maladie ne l'avait pas emporté le 5 décembre 2012. 

 

 

Le Centre de Recherche en Histoire du Droit et des Institutions (CRHiDI) de l'Université Saint-Louis - Bruxelles et La Fonderie s'associent pour rendre hommage à leur ancien collègue et collaborateur trop tôt disparu.

 

A cette occasion, deux nouvelles publications vous seront présentées :

 

- Jean-Pierre Nandrin, Hommes et normes. Enjeux et débats du métier d’un historien. Textes recueillis par Pierre-Olivier de Broux, Aude Hendrick, Françoise Muller et Bérengère Piret, Bruxelles, Presses de l'Université Saint-Louis - Bruxelles, 2016.

 

- Historien dans la cité, Hommage à Jean-Pierre Nandrin, Cahier de La Fonderie n°51, 2015.


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mer.

18

nov.

2015

Colloque - Empire, Labour, Citizenship. Around Frederick Cooper. Current Researches on Globalization.

Since the second half of the 19th century, accelerations in the processes of globalization profoundly transformed human communities throughout the world. This event aims at highlighting current research in  human sciences around concepts of empire, labour and  citizenship and their connections with the long-term history of mankind. During three days, researchers in history, anthropology and political sciences are invited to reflect together on how political superstructures, workforce  management and the making of collective identities  contributed to shape today’s globalized societies. The conference will be closed by a lecture of Pr. Frederick  Cooper (New York University), a leading scholar in the History of (post)colonial Africa, and a major contributor to  academic debates on these topics.

 

The conference will be closed by a lecture of Pr. Frederick Cooper at Saint-Louis on the theme ''Empire and Beyond. Power and the State in the 20th Century'', a rare occasion to hear and meet on of the most renowned historians of Africa and colonialism.


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jeu.

15

oct.

2015

Colloque - Orare aut laborare ? Fêtes de précepte et jours chômés du moyen âge au début du XXe siècle

Selon Alphonse Dupront, le temps et l’espace sont les deux catégories essentielles pour aborder les questions religieuses. Si nous avons désormais de nombreuses réflexions sur la géographie sacrée, voire le paysage sacré, le rapport au temps est peu étudié malgré quelques travaux récents.

 

Dès les premiers siècles, les chrétiens instaurèrent des fêtes en l’honneur du Christ, de la Vierge, des apôtres ou encore des saints. De nombreux conciles généraux ou provinciaux mirent en avant certaines d’entre elles, les imposèrent aux fidèles. Rapidement, leur nombre s’accrut. À côté des fêtes majeures célébrées par toute la chrétienté, des spécificités se firent jour qui privilégièrent notamment des saints régionaux. Les évêques jouèrent un rôle essentiel en imposant des calendriers à l’échelle de leur diocèse. Les fêtes d’obligation, le temps sacré, rythmaient ainsi la vie des fidèles sous l’Ancien Régime. Au nombre d’une trentaine ou d’une quarantaine par an dans la plupart des diocèses, elles ne constituaient pas seulement une réalité religieuse, mais aussi sociale, économique et humaine.

 

La terminologie et la typologie suscitent d’abord la réflexion. Fêtes de précepte, fêtes d’obligation, fêtes chômées, fêtes majeures, fêtes mineures, demi-fêtes, fêtes à garder, fêtes à dévotion etc. peuvent désigner des pratiques identiques, mais aussi des usages fort variables : obligation d’entendre la messe, interdiction de travailler la journée ou une partie de celle-ci, jeûne, etc.

 

L’évolution de ces fêtes constitue une autre réalité fondamentale. Quand les calendriers diocésains ont-ils été établis et se sont-ils stabilisés ? Peut-on remarquer l’ajout de nouvelles fêtes au fil du temps ? Mais aussi – et surtout – se pose la question des réductions de ces fêtes. A quelle époque intervinrent-elles ? Certaines régions figurent-elles à l’avant-garde ou d’autres demeurèrent-elles plus attachées aux traditions ?

 

Ceci amène à s’interroger à propos des raisons de ces réductions. Les critiques furent nombreuses et reposent sur des arguments variés : entrave au travail, perte de revenus pour l’Etat, désordre, immoralité qu’entraînent les jours chômés, etc. Il faut examiner également l’origine des critiques et des réformes menées dès le moyen âge, mais surtout à l’époque moderne et singulièrement au XVIIIe siècle : fidèles, philosophes, économistes, autorités civiles, autorités ecclésiastiques ? Souvent la réponse est complexe et résulte d’une conjonction de motivations et d’intervenants. En lien, se fait jour la question de la portée des mesures prises (diocèses, états, catholicité ?) et du poids des frontières ecclésiastiques, mais aussi politiques.

 

La période révolutionnaire va balayer ce calendrier et instaurer de nouveaux repères festifs. Le début du XIXe siècle va marquer à la fois un renouveau et un tournant radical pour ces fêtes. Calendriers ecclésiastique et civil sont maintenant bien séparés. Mais ce dernier intégrera nombre d’anciennes fêtes religieuses, sans – il va sans dire – que plus aucune obligation cultuelle ni sens sacré n’y soient associés. Mais que choisit-on de conserver et, à l’inverse, d’éliminer, dans une perspective cette fois de «jours de congé ». Quels furent les arbitrages ? Se pose également la question de l’évolution de ces fêtes et de leur perception au regard du contexte de 1905 et des lois françaises de séparation entre l’Église et l’État.

 

Acteurs multiples, mais aussi ressentis multiples, tant au regard des fêtes et des obligations qu’elles sous-tendent que des réformes. On pense en premier lieu aux fidèles et plus largement aux individus. Quelles furent ensuite les attitudes du clergé paroissial, des autorités ecclésiastiques, mais aussi du Saint-Siège ? Les milieux jansénistes adoptèrent-ils des positions spécifiques ? On rejoint ainsi la question du respect et du contrôle des obligations liées à ces fêtes religieuses, qui traduit un état d’esprit révélateur des conceptions par rapport aux devoirs du chrétien et à la dévotion, mais également par rapport aux règles sociétales.

 

Qu’il s’agisse des origines, de la situation médiévale et du début des temps modernes, de l’époque phare de la réduction des fêtes au XVIIIe siècle ou encore de leur destin jusqu’aux premières années du XXe siècle, les fêtes seront abordées en tant que réalité pour les fidèles. Cela inclut, bien entendu, les influences exercées par les autorités civiles et le clergé séculier, mais aussi régulier dans la mesure où celui-ci intervint dans les pratiques du « peuple de Dieu ».

 

En s’ouvrant largement à l’espace catholique européen, ce colloque vise à mettre en évidence les différences régionales et à insister sur les grandes pulsations qui caractérisent près de quinze siècles d’histoire religieuse.

 

Ce colloque se déroulera en deux temps : le 29 mai 2015 à l’Université Saint-Louis - Bruxelles (salle du conseil) et le 16 octobre 2015 à l’Université Lumières Lyon 2


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mer.

23

sept.

2015

Colloque - De Napoléon à Guillaume 1er

Ce mercredi 23 septembre 2015, les Archives de l'État à Mons organisent une journée d’étude au Centre d’innovation et de design du Grand-Hornu : 1814-1815 : de Napoléon Ier à Guillaume Ier. De l'empire français au Royaume des Pays-Bas. Du département de Jemappes à la Province de Hainaut.


L’écroulement de l’Empire napoléonien qui va de la bataille de Leipzig à la première abdication de Napoléon Ier à Fontainebleau (11 avril 1814) et à son surprenant retour lors de l’épisode des Cent-Jours (mars-juin 1815) marque une période de transition et de ruptures pour nos régions, les départements belges ou « départements réunis » à la France depuis le 1er octobre 1795.


Le 21 juillet 1814, les puissances alliées décident de lier notre destin à Guillaume d’Orange, nommé gouverneur général de la Belgique. En mars 1815, il crée le Royaume des Pays-Bas dans lequel sont incorporées nos provinces.


La commémoration du bicentenaire de la bataille de Waterloo (18 juin 1815) est l’occasion pour des historiens venus de différents horizons de vous inviter à les rejoindre au Grand-Hornu (lieu symbolique puisque ce complexe industriel et architectural a été développé à partir de 1810 par Henri-Joseph Degorge, industriel d’origine française), en vue de vous présenter l’héritage fondamental de cette période française envisagée successivement sur le plan politique, culturel, économique, artistique et patrimonial.


Les conséquences de la fin de l’Empire français, en particulier pour le Département de Jemappes, qui se mue alors en Province de Hainaut, seront approfondies, notamment à travers la question du rapport avec la France de Louis XVIII, ses frontières et ses ressortissants.


La journée d'étude est organisée par les Archives de l'État à Mons, en collaboration avec la Province de Hainaut et la Ville de Mons. 


Le professeur Sébastien Dubois, directeur opérationnel des Archives de l'Etat en Wallonie, compte parmi les organisateurs et intervenants de ce colloque.


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mer.

20

mai

2015

Colloque - La transmission du pouvoir monarchique du moyen âge à nos jours

L’année 2015 est l’occasion de fêter le 500e anniversaire de l’émancipation de Charles Quint et du début de son gouvernement personnel. De même, l’abdication du roi Albert II en faveur de son fils, Philippe, est encore un souvenir vif. Ces deux événements, en écho l’un avec l’autre, semblent l’occasion de mener et de développer une interrogation sur les processus de succession, de formation et de préparation d’héritiers dans des systèmes monarchiques et ce dans la longue durée.

 

La succession d’un monarque ne se présente jamais simplement ; elle ne peut généralement pas être appréhendée de façon univoque. Elle revêt toujours plus ou moins de fantasmes et de mise en scène du pouvoir. C’est en ces instants que le rituel du pouvoir tente de transcender les particularités et de gommer les différences afin de prôner l’union, l’unité, la fusion, etc., des composantes sociales soumises au gouvernement de l’ancien et du nouveau dirigeant. Mais comment penser la succession ? Quels fondements doit-on lui fournir ? Quelles bases juridiques, sociales, etc., donner à la succession ou à l’abdication ?

 

La succession est aussi un moment où les rênes du pouvoir semblent à certains instants évanescents. Qui gouverne réellement dans cet entre-deux de pouvoir(s) ? Quelle prégnance garde l’ancien monarque ? Quelle autonomie est laissée au nouveau dépositaire du pouvoir ? Il est ici nécessaire d’étudier la logique des luttes internes du pouvoir à côté du rayonnement effectif de l’ancien ou du nouveau gouvernant.

 

La succession du prince peut néanmoins devenir tragique et être annonciatrice d’une période de troubles et de déstabilisation. Pour prévenir ou expliquer de telles périodes, les questions suivantes méritent encore l’attention. Comment le souverain envisage-t-il sa succession, et de quelle façon met-il en œuvre sa décision? L’héritier/héritière est-il/elle formé(e) convenablement ? Doit-on le préparer ou bien laisser « la fonction faire l’homme » ? Peut-il/elle s’appuyer sur l’expérience de son prédécesseur ? Doit-il/elle s’en distancier sans autre forme de procès ? Quelles sont les premières décisions du nouveau gouvernant ? Doit-il/elle inscrire ses pas dans les « vestiges » de son prédécesseur ou adopter une position de rupture radicale ?

 

Le thème est riche et doit permettre une approche doublement éclatée. Primo, elle doit être une invitation à penser de façon diachronique afin de confronter des expériences éloignées dans le temps, du moyen âge au XXIe siècle. Secundo, cette thématique est une invitation à traverser les frontières disciplinaires. Les points de vue de l’historien, du juriste (constitutionnaliste), voire de l’anthropologue vont pouvoir se confronter et permettre de canaliser ces approches multiples.    


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ven.

27

mars

2015

Workshop - PhD Day en histoire du droit

Programme

12h00 – Welcome


12h30 – Lunch

 

14h00 – Amélie Verfaillie (UGent) : Lobbying on behalf of the Civil Society: Amnesty International’s relationship with the United Nations (1961-present)

 

14h15 – Marc Thérage (Lille 2) : Decline and modernization of business criminal law in the north of France : the Liberal paradigm advent (from the end of Middle Ages to the eve of World War II)

 

14h30 – Quentin Verreycken (UCL - USL-B) : Justice, Warfare, and the Rise of a State Discipline in the Fifteenth Century: Studying Military Pardons in International Perspective

 

14h45 – Caroline Laske (UGent) : Consideration - the origins of the term and concept


15h00 – Sophie Leclère (USL-B) : Christian ideals and the Making of the Law during the Carolingian Era: the case of sexual deviances

 

15h30 – Coffee break

 

16h00 – Sonia Bai (Lille 2) : Justice in Algeria : the example of the Algiers Court of Appeal (1842-1962)

 

16h15 – Pascaline le Polain (USL-B) : A biogaphical approach of the belgian colonial magistracy : Antoine Sohier and the shaping of colonial legal science

 

16h30 – Mustapha El Karouni (UGent) : The importance of legal culture in the science of law

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jeu.

19

mars

2015

Workshop -  Forced and Coerced Labour: Comparing Colonial Spaces and Global Conflicts

Forced and Coerced Labour: Comparing Colonial Spaces and Global Conflicts

Scholars from diverse fields have often pointed to the interconnectedness of European continental experiences in the age of ‘Total War’ (1870-1945) and the practices implemented under colonial rule. Potential parallels range from escalating cultures of violence (planned programmes of ethnic cleansing, new types of industrialized warfare), centralist state exploitation of economic sectors, the blurring of lines between the military and the civil spheres, and the implementation of racist and supremacist ideas in the guise of imperialist agendas. As such, one could argue that the exact relation of total war within the development of 20th century European modernity cannot fully be understood without taking the colonial theatres into account. However, concrete comparative research applying more theoretical assumptions to concrete cases is still lacking. This workshop aims to provide just that, using the concrete angle of forced labour.

 

The purpose of this workshop is to compare various forms of wartime labour (1918-1940 and 1930-1945) with similar experiences in colonial peripheries, in order to highlight possible circulations, exchanges or transpositions of practices and policies inside or between empires.

 

War, and certainly the iconic total wars of the 20th century, has always been central to European labour history. The shift from peace to wartime economy brought about a state induced intensification of productivity in all sectors as well as a reorientation of industrial production, a fundamental disruption of class relations and the existing social order (for example the worker-employer relationship), a mobilisation of alternative employment pools to compensate the mass departures of conscripts to the front, etc. In such a period of ‘abnormality’, a massive, disciplined and flexible workforce proved a key element to victory. The dogma of total war often necessitated the use of coercive recruitment and subsequent management methods in order to ensure a constant and high economic productivity.

 

Meanwhile, the adaptation of African or Asian spaces to the imperatives of colonial validation– industrialisation, the extraction of raw material, the creation of large-scale plantations,… – showed the same developments, namely the necessity to mobilise a large and disciplined native workforce. These practices, which started as early as the second half of the 19th century, might have influenced ideas, policies, and practices of forced employment strategies later used within the European continent during the two world wars. Multiple and sometimes connected techniques of forced labour therefore became part of a global system.

 

With forced labour as our topic, this workshop wants to stimulate the dialogue between researchers working in different fields and areas, in order to highlight possible exchanges and connections between research agendas dealing with both colonial and wartime labour practices, in order to investigate the interconnectedness between workers’ management and recruitment practices in 19th century imperial expansionist systems in relation to the two world wars.

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mar.

20

janv.

2015

Soutenance de thèse de Marie Van Eeckenrode

Soutenance publique en vue d'obtenir le titre de docteur en histoire, art et archéologie

Marie Van Eeckenrode, assistante en histoire médiévale à l'UCL et attachée scientifique aux Archives de l'Etat à Louvain-la-Neuve, défendra publique sa thèse de doctorat consacrée aux Etats de Hainaut.


Marie Van Eeckenrode est depuis 2014 membre associé du CRHiDI.


Titre de la thèse : Les Etats de Hainaut : servir le prince, représenter le pays. Une assemblée dans les allées du pouvoir (ca. 1400-1550).


Composition du jury : 

Heinz Bouillon (UCL), président du jury

Paul Bertrand (UCL), promoteur

Jean-Marie Cauchies (USL-B), promoteur

Jean-Marie Yante (UCL)

Sébastien Dubois (Archives de l'Etat, USL-B)

Jan Dumolyn (UGent)

Stéphane Péquignot (EPHE - Sorbonne)



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ven.

16

janv.

2015

Workshop - L'écrit d'assemblée (11e-16e siècles)

L'écrit d'assemblée (11e-16e siècles)

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Le workshop « l’écrit d’assemblée » se propose d’étudier les pratiques de l’écrit de la collégialité. La période s’étend de la révolution de l’écrit (XIIe siècle) à la première modernité (XVIe siècle) jusqu’à présent délaissée par les historiens de la literacy : temps d’institutionnalisation des assemblées jusque là plus « volatiles ». L’approche se veut transversale, englobant les assemblées ecclésiastiques comme « laïques » ou « civiles », dans une perspective avant tout comparatiste. Certaines de ces assemblées sont ponctuelles, mouvantes et nomades : conciles, synodes, assemblées d’états ; quels sont les écrits qu’elles mettent en oeuvre? Dans quelles circonstances sont-ils établis ou reçus, comment sont-ils utilisés et considérés ? Chapitres, conseils de ville, cours féodales ou de justice, assemblées communautaires, universitaires ou professionnelles en font-ils le même usage, eux qui oeuvrent dans la continuité, renforcés par un ancrage géographique plus stable et des missions mieux définies ?

 

Ces assemblées produisent et reçoivent des documents : convocations écrites aux réunions, documents préparatoires aux débats, documents de travail établis au cours des sessions et écrits conclusifs établis après la clôture des discussions… Cette typologie documentaire sommaire doit être précisée, en fonction de la physionomie de ces assemblées, mais aussi de l’évolution de leurs missions. Que peut-on dire des documents échangés avec des intervenants extérieurs à l’assemblée, qu’il s’agisse des rapports avec les autorités supérieures (roi, prince, seigneur, pape, évêque, doyen…) ou avec le « bas de l’échelle » hiérarchique (bas clergé, officiers locaux ou subalternes), ou qu’il s’agisse au contraire des contacts avec la « masse » (les fidèles, les étudiants, le pays) ? Il conviendra de comparer la portée symbolique de ces écrits, la manière dont ils sont lus, retranscrits et leur contenu réutilisé, « recyclé », ou encore les égards dont ils bénéficient lorsqu’est venu le moment de les conserver, de les archiver.

 

La mise en œuvre de l’écrit par les membres d’une assemblée constitue un des moteurs de l’institutionnalisation de celle-ci. La somme des individualités qui composent le groupe, son action, ses décisions, semblent se matérialiser dans les écrits qu’il produit, tout comme il s’incarne dans des lieux de réunion et des rituels. Quelle(s) sont les autorité(s) qui instituent ces assemblées au travers de leurs écrits ?  Comment s’y expriment-elles ? Ces assemblées plus ou moins sporadiques se donnent des signes de validation : quels sont-ils, à qui sont-ils empruntés ? L’authentification des documents se construit-elle par le nombre ou par la volonté d’une maior pars ? Quels documents, en amont des réunions, témoignent de l’initiative de la convocation ? Et quels sont ceux, mandats ou instructions, qui fondent l’autorité de l’action des participants ?

 

Quant aux hommes qui, dans ces assemblées souvent sans personnel fixe, sans procureur ou syndic, se chargent de la mise par écrit, de la publicité et, enfin, de la conservation des documents : qui sont-ils ? Quelle est la chaîne de production de l’écrit d’assemblée : qui sont les scribes, d’où viennent-ils, sont-ils recrutés sur place, à qui sont-ils attachés, comment se structure le bureau d’écriture, qui le dirige ? Les archives sur lesquelles on se penche aujourd’hui sont-elles effectivement celles de l’assemblée, ou bien plutôt celles de ses membres ? Et s’il s’agit d’archives de l’assemblée, qui les garde, qui les classe et comment ? Quelles en sont enfin les modalités d’accès ?

 

Ce questionnaire effleure à peine un sujet complètement en friche, mais d’une brûlante actualité : la construction d’un discours collectif, transcendant ici les « frontières », là les « castes », qui prend forme dans un écrit réinventé.


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mar.

16

déc.

2014

Une guerre oubliée ? Les colonies d'Afrique centrale dans la Première Guerre mondiale

Workshop international "Une guerre oubliée ? Les colonies d'Afrique centrale dans la Première Guerre mondiale"

La mobilisation des colonies a été un élément essentiel de la Première Guerre mondiale et de son caractère global. Comme champs de bataille et/ou comme pourvoyeurs de ressources pour les économies de guerre métropolitaines, les territoires colonisés, au premier rangs desquels l'Afrique, ont joué un rôle clé dans ce qui fut aussi (et peut-être surtout) une guerre d'empires. Si les historiens des colonies françaises et britanniques s'intéressent depuis plusieurs années à l'utilisation des troupes africaines sur les fronts européens et plus généralement à la participation des sujets coloniaux à l'effort de guerre en Afrique même, ces questions sont presque invisibles dans l'historiographie du Congo - comme dans celle de la Belgique d'ailleurs. A la lumière des avancées de la recherche sur les autres empires coloniaux, et tout particulièrement sur les colonies africaines, l'objet du présent workshop est de réfléchir aux enjeux, au déroulement et aux conséquences de la Première Guerre mondiale dans une Afrique centrale alors au coeur des rivalités impériales et largement dominées par le Congo belge. Les présentations de ces deux journées interrogent ainsi les manières dont le conflit et les mobilisation auxquelles il a donné lieu ont affecté à la fois cette région et ses populations ainsi que les contours matériels et idéologiques du projet colonial belge.


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jeu.

16

oct.

2014

Colloque - Revues et Empires (18e s.-20e s.)

Revues et Empires (18e s.-20e s.)

Dans sa thèse qui fait référence, Marie-Albane de Suremain traitait essentiellement de la construction des savoirs en sciences sociales (les sciences juridiques en étaient donc exclues) par le prisme d’un objet encore peu étudié, la revue. L’auteur mettait en évidence la richesse de son utilisation sur l’analyse des discours, des savoirs et des sciences, des réseaux, des histoires nationales, des professions et des représentations. D’autres études sur les revues existaient ou ont vu le jour depuis. Par exemple, depuis quelques dizaines années, les revues juridiques ont fait l’objet d’un intérêt particulier de la part des historiens du droit en Europe, comme Paolo Grossi (1987) ou Michaël Stolleis (1999). Ces premières recherches se sont concrétisées par la publication d’études collectives en Allemagne, en Belgique, en Italie et en France. Elles ont permis de mieux comprendre comment les périodiques juridiques ont contribué à former le droit national, à le remettre en question et à lui donner une place dominante par rapport aux sciences sociales au long du 19e siècle et au début du 20e siècle. Pour les colonies, un numéro spécial de Outre-Mers. Revue d’Histoire est paru sur l’histoire de cette revue (2012). Concernant les lettres, un récent projet s’est intéressé aux revues littéraires coloniales italiennes (2013). En médecine, le sujet n’a fait l’objet que d’articles d’érudition. Une recherche approfondie et globale doit donc être menée. Y intégrer l’ensemble des revues généralistes et spécialisées serait à ce stade de l’historiographie téméraire ; mener cette enquête sur les revues coloniales européennes paraît déjà audacieux.


Ce projet a pour objectif d’analyser les revues « impériales » aux 19e et 20e siècles, c’est-à-dire à partir du moment de leur véritable naissance et déploiement jusqu’à nos jours. La difficulté réside d’abord dans la définition de l’objet lui-même. Qu’est-ce qu’une revue dans sa relation avec l’Empire ? L’intitulé du périodique, s’il correspond dans son choix et son évolution à une stratégie bien précise des rédacteurs, ne peut suffire à garder ou à écarter certaines publications. Ainsi, la diffusion, le contenu et la renommée de deux périodiques peuvent être proches voire identiques alors que l’un s’appellera « Journal » et l’autre « Revue ». C’est dans ce sens large que nous l’entendrons. De même, le caractère colonial/impérial de la revue n’est pas toujours mentionné dans le titre. Une lecture attentive des contenus est alors nécessaire par une sélection pertinente et approfondie des mots-clefs.

 

L’idée est de s’interroger sur l’importance et la portée véritable des revues relatives aux sciences juridiques, sociales, économiques et politiques, littéraires, historiques et médicales, qui ont pourtant été délaissées dans les recherches historiographiques au profit de l’étude d’œuvres majeures comme les « romans » ou les monographies spécialisées d’auteurs de référence. Il s’agira pour débuter, d’envisager les revues « impériales » sous l’angle de l’argumentation, c’est-à-dire du discours, en nous interrogeant sur sa construction, sa légitimité, sa mise en scène, sa circulation, ses publics et, bien entendu, sur ses conséquences tant en termes de représentations que de pratiques (les deux étant très souvent liées : par exemple, la représentation de l’indigène comme étant un enfant, légitime à la fois la spécificité du régime pénal à son égard mais également la mise en place d’un régime sanitaire ou prophylactique spécifique). Enfin, nous aborderons les modalités du passage du discours à la réalisation pratique.


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jeu.

05

juin

2014

Séminaire de théories postcoloniales

Ce séminaire interuniversitaire et mensuel de lectures a pour objectif d’aborder le champ des études postcoloniales par l’étude et la discussion de ses textes fondateurs. Il s’agit de s’approprier un corpus théorique, en essayant de respecter la généalogie des réflexions postcoloniales, tant africaines, indiennes, américaines qu’européennes, et ce dans une perspective multidisciplinaire ancrée principalement dans les sciences sociales et l’histoire.


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sam.

29

mars

2014

Conférences d'Achille Mbembe : "L'Afrique est-elle l'avenir du monde?"

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Le CRHiDI participera à l'organisation d'un cycle de conférences organisées autour des travaux d'Achille Mbembe, professeur d'histoire et de sciences politiques à l'Université Witvatersrand (Johannesbourg, Afrique du Sud).

 

Le thème central de ces rencontres sera : "L'Afrique est-elle l'avenir du monde ?".

 

Ce cycle, espacé sur quatre jours, comprendra à la fois une présentation d'ouvrage, une promenade (post-)coloniale à Bruxelles, une rencontre-débat avec la société civile ainsi qu'une journée d'étude.


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lun.

24

mars

2014

Séminaire - Jérôme De Brouwer : écriture de l'histoire et écriture fictionnelle

Docteur en histoire (UCL, 2009), Jérôme De Brouwer est actuellement membre du Centre d'histoire du droit et d'anthropologie juridique de l'ULB et également avocat au Barreau de Bruxelles. Dans le cadre du séminaire "Enjeux et débats : historiographie et le métier d'historien", Jérôme De Brouwer a accepté de présenter les problèmes et/ou opportunités qu'offrent le récit de fiction à l'historien. Il s'appuiera sur ses propres recherches autour de la peine de mort et des exécutions publiques au XIXe siècle.

 

Jérôme De Brouwer a publié en 2010, aux éditions Le Cri, un ouvrage regroupant plusieurs récits de fiction concernant des exécutions publiques. Tous les cas mis en avant dans cet ouvrage étaient tirés de documents d'archives conservées aux Archives générales du royaume à Bruxelles; la part de fiction intervenant dans la mise en intrigue, dans le processus de narration lui-même.

 

Jérôme De Brouwer, Têtes coupées, la guillotine à Bruxelles au XIXe siècle, Bruxelles, Le Cri, 2010, 218 p.


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mer.

19

mars

2014

Conférence-débat avec François Dosse

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"Ne dites pas à ma mère que je suis biographe, elle me croit historien". La biographie entre science et fiction.

Presque dix ans après la parution de son ouvrage Le pari biographique. Écrire d’une vie (2005), l’historien François Dosse a accepté de revenir sur le travail accompli depuis lors. En effet, l’explosion du genre biographique observée par François Dosse ne paraît pas tarir. En sont la preuve les multiples travaux d’historiens ou les productions cinématographiques (biopics).


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ven.

20

déc.

2013

Workshop - Current Perspectives in Congo-Research

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Current Perspectives in Congo-Research (Human and Social Sciences)

Le Congo Research Network, en collaboration avec le CRHiDI, invite les jeunes chercheurs (doctorants ou post-doctorants) à participer au workshop organisé le 20 décembre 2013 à l'Université Saint-Louis - Bruxelles. La journée permettra aux intervenants issus de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales (histoire, archéologie, linguistique, histoire de l'art, littérature, anthropologie, relations internationales, etc.) de présenter l'état d'avancement de leurs recherches tout en exposant les terrains à explorer dans le champ des études relatives au Congo (République démocratique).

 

Les présentations dureront 20 minutes et seront suivies d'une discussion (ca. 10 minutes).


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jeu.

12

déc.

2013

Colloque international : Policing Empires

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Policing Empires : Social Control, Political Transition, (Post)Colonial Legacies

Après avoir été négligées par les recherches académiques, les études relatives aux stratégies de contrôle social en milieu colonial connaissent une attention renouvelée.  Les récentes approches envisagées autour des politiques sécuritaires dans un contexte postcolonial témoignent du dynamisme de ce champ de recherches. Le présent colloque focalisera son attention tant sur l'expérience anglaise que française, belge, néerlandaise et portugaise. Ce colloque international s'inscrit, notamment, dans l'axe des recherches menées au sein du projet PAI be.Just 2.0.


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ven.

06

déc.

2013

Colloque: Revues et presse coloniales en Europe (19e-21e siècle)

Revues et presse coloniales en Europe (19e-21e siècle)

Le vendredi 6 décembre 2013 le Centre d'histoire judiciaire (Université Lille II) organisera en collaboration avec l'Instituut voor Rechtsgeschiedenis (Universiteit Gent) et le Centre de recherches en histoire du droit et des institutions (Université Saint-Louis - Bruxelles) une journée d'étude consacrée aux revues et à la presse coloniales en Europe. Cette journée permettra d'établir des comparaisons entre plusieurs expériences européennes (belge, française, etc.) ainsi que diverses "études de cas" spécifiques.

 

Il s'agit de la deuxième journée d'étude consacrée à cette thématique. Plus d'info sur la première journée ici.


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ven.

08

nov.

2013

Colloque - Les revues de droit en Europe (19e-21e siècles)

Affiche - Cliquez pour agrandir
Affiche - Cliquez pour agrandir

Le vendredi 8 novembre 2013 le Centre d'histoire judiciaire (Université Lille II) organisera en collaboration avec l'Instituut voor Rechtsgeschiedenis (Universiteit Gent) et le Centre de recherches en histoire du droit et des institutions (Université Saint-Louis - Bruxelles) une journée d'étude consacrée aux revues juridiques. Cette journée permettra d'établir des comparaisons entre plusieurs expériences européennes (belge, française, etc.) ainsi que diverses "études de cas" spécifiques.


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jeu.

19

sept.

2013

Colloque: Fortifications étrusco-italiques : stratigraphie et chronologie

Prof. Paul Fontaine
Prof. Paul Fontaine

Le fortificazioni arcaiche del Latium vetus e dell'Etruria meridionale (IX-VI sec. a. C. ). Stratigrafia, cronologia e urbanizzazione

Cette rencontre accueillera archéologues et historiens de l’Antiquité pour faire le point sur la chronologie des plus anciennes fortifications des villes historiques au coeur de l’Italie et pour repenser, dans une perspective comparatiste, l’émergence des cités étrusques et latiales au début du 1er millénaire avant J.-C. 


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mar.

30

avril

2013

Séminaire donné par Marie Cornaz

Séminaire donné par Marie Cornaz (Bibliothèque royale de Belgique)

Marie Cornaz a découvert deux arias inédits de Vivaldi dans un fonds d’archives privées à Enghien (Fondation d’Arenberg). Elle nous a éclairés sur la méthodologie de sa recherche, les circonstances de la découverte, le processus d’authentification, la re-création et l’enregistrement sur CD des deux arias.


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mer.

27

mars

2013

Conférence de Mark Eyskens

Conférence de Mark Eyskens (Ministre d'Etat, ancien Premier Ministre)

Suite à la parution de la traduction française des Mémoires de Gaston Eyskens (CRISP, 2012), mais aussi en raison de la publication par Mark Eyskens de ses Mémoires (Racine, 2010) Mark Eyskens a mis en lumière les questions que soulèvent ces exercices de mise en forme de l'histoire (rapports et distorsion entre l'histoire racontée et l'histoire vécue par les individus, volonté de laisser une/sa vision des événements, etc.). 

 

Pour plus d'informations cliquez ici.

 

Lien vers l'émission Noms de dieux (RTBF) durant laquelle Mark Eyskens se livre à propos de ses Métamémoires.

 


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lun.

11

mars

2013

Jean-Philippe Garneau (UQAM) à Saint-Louis

Cours donné par Jean-Philippe Garneau (Université du Québec à Montréal)

Jean-Philippe Garneau, historien et juriste de l’UQAM, a exposé la mise en place et les premiers développements de la justice coloniale en Nouvelle-France. Il a également mis en évidence l’évolution de l’opinion publique quant à la pratique judiciaire.


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ven.

08

mars

2013

Conférence de Mamadou Diouf

Conférence de Mamadou Diouf (Columbia University) - 08/03/2013

Depuis de nombreuses années, Mamadou Diouf (Columbia University) s’interroge sur les modes d’écriture de l’histoire africaine. À cette fin, il a tenté de transposer, d’adapter des innovations historiographiques élaborées pour l’histoire de l’Asie (et plus particulièrement les subaltern studies) à l’histoire africaine. 


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lun.

18

févr.

2013

Séminaire: témoignages d'anciens magistrats coloniaux

Séminaire : d'anciens magistrats coloniaux témoignent

Louis De Clerck et André de Maere d’Aertryck ont présenté un champ peu connu de l’histoire coloniale : le monde judiciaire. Ces deux magistrats honoraires ont dépeint les diverses cours et tribunaux qu’a comptés le Congo belge ainsi que leur fonctionnement concret. Pour cela, ils ont évoqué un grand nombre d’éléments collectés au fil de leur expérience en tant que magistrats coloniaux.


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mar.

13

sept.

2016

Colloque - La guerre 14-18 en Afrique. Des mémoires repliées

Commandée par le général Charles Tombeur, la Force Publique congolaise participe pour la première fois à des opérations d’envergure en 1916 contre les troupes coloniales allemandes. À la fin du mois de juin 1916, elle occupe l’ensemble du territoire rwandais avant de remporter, le 19 septembre 1916, une victoire décisive lors de la bataille de Tabora, ville principale de l’Afrique orientale allemande.

Honoré par les milieux coloniaux, Tombeur, le grand héros de Tabora, est anobli par le Roi Albert et autorisé à accoler à son nom la particule « de Tabora ». Décédé en 1947, il est enterré au cimetière de Saint-Gilles, dans la partie de la crypte dédiée aux soldats saint-gillois morts pendant ou des suites de la guerre 14-18. En dernier hommage, son buste, œuvre de Jacques Marin, est inauguré avenue du Parc à Saint-Gilles en 1951.

La commune de Saint-Gilles a souhaité commémorer le Centenaire de la Grande Guerre au départ des traces qui, comme celles du général Tombeur, s’inscrivent encore dans l’espace public communal. La démarche de la commune tend à mettre en évidence les valeurs et les paradoxes qui peuvent se dégager de la Grande Guerre (la paix et la brutalisation ; la démocratie et le nationalisme ; la liberté et le totalitarisme…). Elle tend également à inscrire les commémorations dans les traces existantes afin de renforcer les liens entre les habitants et leur commune. À travers la figure du général Tombeur, ce colloque met l’accent sur l’ensemble des acteurs belges et congolais qui ont été impliqués dans la Première Guerre mondiale. Mêlant des associations, des étudiants et des chercheurs, qu’ils soient belges ou congolais, ce colloque a pour volonté d’éclairer les mémoires de ces acteurs, des combats et des victoires, mémoires repliées, mais pas disparues. Mémoires qui donnent tout son sens à la mondialisation de cette guerre.

Le colloque « La guerre 14-18 en Afrique. Des mémoires repliées » organisé par la commune de Saint-Gilles et le CRHiDI se déroulera à la Maison du Peuple de Saint-Gilles le mardi 13 septembre 2016, de 13h30 à 18h.


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